Note de lecture : Dessiner l’Histoire, pour une histoire visuelle d’Adrien Genoudet

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Je signe pour la revue Belphegor une note de lecture consacrée à l’ouvrage Dessiner l’histoire, pour une histoire visuelle d’Adrien Genoudet. Cet essai propose une réflexion stimulante sur le rôle joué par les médias visuels (en particulier la bande dessinée) dans notre perception des temps historiques.  De manière plus générale, l’auteur entend montrer que notre culture médiatique, en charriant des images d’époques révolues (BD sur l’Antiquité ou le Moyen Âge, péplums, etc.), contribue à stabiliser une certaine image du passé dans la mémoire collective (un exemple : les albums d’Astérix ont profondément infusé notre représentation du peuple gaulois).

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Il ne s’agit donc pas, pour Genoudet, d’évaluer le degré de fidélité de telle ou telle fiction au regard de la vérité historique, mais d’engager une réflexion plus globale sur la construction d’une visualité du passé. Un projet scientifique ambitieux, auquel l’auteur consacre actuellement une thèse.

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Chronique d’album : En Corée de Yoon-sun Park

parkEncoreeJe signe pour la revue Keulmadang une chronique consacrée au dernier album de Yoon-sun Park : En Corée (éditions Misma). Connue en France pour ses histoires empreintes d’une drôlerie légère (L’aventure de l’homme chien, Le jardin de mimi), Yoon-sun Park se lance pour la première fois dans l’écriture d’une autobiographie où se croisent ses souvenirs en Corée du Sud, son installation et sa vie en France.

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Présentation de l’éditeur

Chronique BD : Jimjilbang de Jerôme Dubois

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Je signe pour la revue Keulmadang une chronique consacrée à JimJilbang de Jerôme Dubois, album édité chez Cornelius.

Début de la chronique :

« Jérôme n’aime pas la Corée du Sud : les rues sont sales, les autochtones peu sympathiques et peu disposés à parler français, les restaurants sont des « bouis-bouis » sans saveur… Et que dire des Jimjilbang, ces saunas coréens où s’amoncellent des corps flasques suintants ? » Lire la suite

Note de lecture : Bande dessinée et littérature, de Jacques Dürrenmatt

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Je signe pour la revue Questions de Communication une note de lecture consacrée à l’ouvrage de Jacques Dürrenmatt: Bande dessinée et littérature.

Premières lignes :

 Peut-on qualifier une bande dessinée de littéraire ? Et si oui, à quelles conditions ? Ces   deux questions ont alimenté nombre de réflexions sur le neuvième art, qu’il s’agisse de théoriser la relation texte-image dans la bande dessinée (bd) alternative contemporaine, d’analyser, dans une perspective socio-historique, les essais de rapprochement entre les deux arts (le courant autobiographique des années 90, la naissance du roman graphique etc.) ou de comparer, dans une optique intermédiatique, les adaptations bédéiques à leur substrat romanesque. En outre, il semble inutile de préciser que de tels travaux, émanant a priori de disciplines bien distinctes, débouchent souvent sur des considérations plus ou moins explicites sur la reconnaissance culturelle de la bande dessinée.

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Adulteland de Oh Yeong-jin

Capture d’écran 2014-05-15 à 19.02.52Délaissant la satire sociale pour la science-fiction, Oh Yeong-jin dépeint dans Adulteland une société où la machine, aussi sophistiquée soit-elle, n’est plus un simple outil au service de l’homme. Au contraire, elle se mélange à l’humain, à l’organique, et de ce mariage que d’aucuns qualifieraient de contre-nature surgissent des entités hybrides, dotées d’une intelligence bien réelle. Et si ces cyborgs, loin d’être des tas de ferraille inertes, étaient les derniers à incarner des valeurs (entraide, compassion etc.) que nous autres, pauvres humains, bafouons sans vergogne ?

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Woo-lee et moi de Sim Heung-ah

Woo-lee et moi A mi-chemin entre autobiographie et fiction, Woo-lee et moi nous conte l’histoire de deux soeurs tiraillées entre désir d’indépendance et attachement à la cellule familiale. Une telle histoire, banale à première vue, prend une dimension quasi politique une fois recontextualisée dans la Corée du sud actuelle: un pays profondément marqué par la division et le dilemme (relation avec le Nord; équilibre fragile entre tradition et modernité),  deux notions qui, malgré la diversité des scénarios et les singularités propres à chaque auteur, imprègnent nombre de manhwas indépendants.

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